Image de l'en-tête de LightMake L4 : la nouvelle imprimante 3D double-IDEX qui n’est pas un changeur d’outils Source: LightMake (remixed)
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LightMake L4 : la nouvelle imprimante 3D double-IDEX qui n’est pas un changeur d’outils

Photo deMatthew Mensley
Par Matthew Mensley
Actualisé le 30 juil. 2026

La LightMake L4 sera bientôt lancée sur Kickstarter. Il s'agit d'une imprimante 3D grand format équipée de quatre têtes d'impression et de moteurs linéaires. De plus, elle offre des fonctionnalités adaptées aux parcs d'imprimantes et, de façon plus exotique, une intégration OpenClaw.

  • La variante L1 de LightMake, dotée d’une seule tête d’impression, sera proposée à partir de 790 €. Elle présente un volume d’impression plus grand et moins de moteurs linéaires que la L4.
  • Un acompte de 45 € permet de réserver la LightMake L4 au prix de 960 €. Cela représente une remise de 1 190 € par rapport au prix public conseillé (PPC) de 2 100 €.
  • L’utilisation en parallèle des quatre têtes de la LightMake L4 réduit la surface d’impression. Dans ce mode, elle passe à 145,5 x 167,5 x 386 mm.
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Vous n’êtes pas au courant ? Même les changeurs d’outils sont désormais trop lents et génèrent trop de déchets. Du moins, c’est l’impression que l’on a en regardant la LightMake L4. Cette imprimante 3D embarque quatre têtes d’impression indépendantes, placées aux quatre coins de son volume d’impression. Et attention, ce n’est pas un changeur d’outils. Chaque tête d’impression est contrôlable de manière indépendante, et il n’y a pas de chariot central pour saisir ou ranger les outils.

Bientôt lancée sur Kickstarter, la LightMake L4 propose actuellement un acompte de pré-lancement de environ 45 €. Il permet d’accéder à un niveau d’engagement « VIP » et de s’offrir l’imprimante pour environ 960 €. Cela représente une belle remise de 1 190 € par rapport au prix public conseillé de 2 100 € annoncé par la marque. L’imprimante en elle-même promet un volume d’impression de 354 x 370 x 386 mm (en une seule couleur) et de 354 x 350 x 386 mm (en multicolore).

Par ailleurs, chacune de ses quatre têtes d’impression indépendantes peut atteindre les 320 °C. En dessous de tout ça, on trouve le plateau d’impression en acier avec un revêtement PEI, qui peut chauffer jusqu’à 110 °C selon le constructeur. Deux bobines de filament peuvent être installées de chaque côté de la machine, et la reconnaissance des matériaux par RFID est incluse de série. Pour le moment, il est difficile de savoir si ce système utilise un format RFID propriétaire de LightMake ou bien une norme open-source.

À première vue, le rendu est un peu étrange. Ces outils ne ressemblent pas aux modèles fins et compacts que l’on affectionne, comme le BondTech INDX. On a plutôt l’impression qu’ils vont se percuter ou, du moins, réduire considérablement le volume d’impression disponible. Mais visiblement, ça marche. La page de la campagne Kickstarter pour la L4 montre comment les têtes d’impression inactives se rétractent aux extrémités de leurs axes pour ne pas gêner l’impression.

D’après la documentation de LightMake, le plus petit volume d’impression segmenté est de 145,5 x 167,5 x 386 mm. Cela correspond à l’espace par tête d’impression lorsque les quatre fonctionnent en parallèle.

Comment cela fonctionne-t-il exactement ? Si vous connaissez le système de mouvement IDEX, vous avez déjà fait la moitié du chemin. La LightMake L4 combine en réalité deux systèmes IDEX indépendants sur un seul et même volume d’impression. Une sorte de « IDIDEX », si on veut.

Le portique de chaque côté peut utiliser une seule ou bien les deux têtes d’impression sur une couche donnée, mais pas en même temps sur une même impression. Autrement dit, elles peuvent s’alterner pour ajouter de la matière à la couche d’un modèle précis, ou bien se partager la moitié du volume d’impression pour imprimer deux modèles identiques, de façon simultanée et indépendante. Ce qu’il faut retenir, c’est que chaque paire partage un mouvement fixe sur l’axe X, mais peut se déplacer de manière indépendante sur l’axe Y.

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Maintenant, imaginez la même chose en double. Un système IDEX similaire est installé du côté opposé du plateau. Il obéit aux mêmes règles et interagit avec le premier système. Toutes les têtes d’impression peuvent se relayer pour imprimer un modèle précis, que ce soit en plusieurs couleurs ou avec plusieurs matériaux. LightMake assure qu’un tel changement de tête d’impression ne prend qu’une seconde. Elles peuvent également toutes fonctionner en parallèle, chacune dans son propre quadrant du plateau, en reproduisant les mêmes mouvements pour imprimer le modèle en plusieurs exemplaires.

Le constructeur met également en avant un gaspillage lors de la purge quasiment nul pour la L4 en mode multicolore. Il précise avoir « remplacé les énormes purges inutiles par une tour de purge minimaliste ». Cette fameuse tour de purge n’apparaît d’ailleurs sur aucune image, on ne voit que de toutes petites quantités de « résidus de purge ».

L’impression à quatre têtes est clairement le point fort de cette L4. L’imprimante s’appuie sur des moteurs linéaires. Elle offre ainsi un système de mouvement en boucle fermée sans courroie, qui s’annonce à la fois très précis et capable de vitesses élevées. Ces moteurs linéaires sont généralement réservés aux machines industrielles plutôt qu’aux imprimantes 3D de bureau.

D’ailleurs, la dernière fois que nous avons vu ce type de moteur sur une imprimante grand public (la Peopoly Magneto X), le fabricant lui-même a reconnu que cela pouvait sembler « disproportionné pour une imprimante équipée d’une buse de 0,4 mm ». Dans notre article consacré à cette imprimante, nous notions que les moteurs linéaires sont « chers, complexes, et souffrent d’un manque de fournisseurs et de support logiciel ».

Cependant, l’un des avantages potentiels d’un tel système de mouvement est la diminution de l’usure. Les axes équipés de moteurs linéaires flottent pour ainsi dire sur un coussin magnétique et sont guidés par des rails linéaires.

La L4 intègre par ailleurs l’IA dans ses systèmes et son flux de travail. La campagne Kickstarter mentionne la gestion de parcs d’imprimantes et la mise en file d’attente automatique (des fonctionnalités qui, soyons honnêtes, existaient bien avant l’avènement de l’IA). L’ajout d’un « découpage assisté par IA conversationnelle », qui convertit vos instructions textuelles en modifications de paramètres dans le slicer, avec en prime l’intégration d’OpenClaw, semble en revanche plus intéressant.

Pour ceux qui ne connaissent pas, OpenClaw est en gros un framework open-source. Il vous permet de créer des agents IA que vous pouvez contrôler pour interagir et communiquer avec d’autres outils et services. Vous dirigez vos agents OpenClaw via des applications de messagerie instantanée telles que WhatsApp ou Slack, et ils travaillent ensuite en arrière-plan pour accomplir vos tâches. Dans le cas de LightMake, la société évoque explicitement l’utilisation de WhatsApp, ce qui pourrait freiner les utilisateurs soucieux de leur vie privée qui souhaitent éviter l’écosystème Meta.

On a le sentiment que LightMake cible avant tout les parcs d’imprimantes avec cette L4. Pour un utilisateur lambda, la plupart des outils de gestion de flotte ne seront pas d’une grande utilité. De plus, les modes d’impression visant à booster la productivité (comme la duplication ou le mode miroir) répondent à des besoins assez spécifiques. Ils permettent de multiplier la production par deux (ou par quatre dans ce cas précis), mais ils réduisent aussi considérablement la surface d’impression. Enfin, ils exposent l’ensemble des pièces imprimées aux éventuels problèmes de l’une d’entre elles. Par exemple, si une impression se détache ou si un problème mécanique survient, cela peut compromettre tout le reste de la production.

Il s’agit d’une toute nouvelle entreprise qui présente un nouveau produit pour obtenir des financements sur Kickstarter. Comme toujours, la prudence est de mise : ne misez pas de l’argent que vous ne pouvez pas vous permettre de perdre. Le format IDEX n’a pas vraiment suscité l’engouement du grand public. Alors, l’association de deux systèmes IDEX changera-t-elle la donne ? Au vu de la popularité actuelle de l’impression multicolore, c’est tout à fait possible.

D’après une image publiée sur la page de précommande, une version équipée d’une seule tête d’impression, la L1, sera aussi proposée à partir de 790 €. LightMake a précisé que ce modèle disposerait d’un volume plus grand et de moins de moteurs linéaires, deux évolutions logiques puisqu’il n’y a plus besoin d’accueillir plusieurs têtes d’impression.

Pour l’heure, LightMake prend des acomptes sur son propre site web avant le lancement de la campagne de financement participatif. N’hésitez pas à consulter la page de la campagne pour plus d’informations.

Note de l'éditeur – Cet article présente une campagne de crowdfunding Kickstarter. Kickstarter n'est pas un magasin ; les campagnes n'ont aucune obligation légale de tenir les promesses du crowdfunding, ni d'offrir des remboursements pour les récompenses non obtenues. Pour en savoir plus, lisez notre article 8 Things to Watch for When Backing a 3D Printing Kickstarter.

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À propos de l'auteur:
Matthew Mensley is a senior editor at All3DP with nine years covering consumer 3D printing hardware. He writes news, reviews, and buying guides with the clarity of someone who's seen enough hype cycles to know which ones to take seriously.
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