Image de l'en-tête de Adieu au changement de plateaux à minuit : un kit Kickstarter promet une impression 3D continue Source: Flying Bear
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La prochaine frontière de l'automatisation

Adieu au changement de plateaux à minuit : un kit Kickstarter promet une impression 3D continue

Photo deCarolyn Schwaar
Par Carolyn Schwaar
Actualisé le 29 janv. 2026

Alors que des entreprises comme FlyingBear s’efforcent d’automatiser le flux de travail FDM de bureau, l’industrie continue de chercher la « norme par excellence » d’une production fiable et entièrement automatisée.

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Vous est-il déjà arrivé d’appeler votre conjoint, votre ado ou votre coloc pour lui demander de changer le plateau d’impression de votre imprimante ? Ou peut-être avez-vous veillé tard afin de changer le plateau pour un projet important ? Vous n’êtes pas le seul. Si le contrôle de votre imprimante via votre smartphone est une avancée merveilleuse, il ne permet pas de retirer les pièces finies du plateau d’impression.

Et si vous pouviez lancer un travail d’impression le soir, que vous vous couchiez et que vous vous réveilliez le matin pour trouver 15 pièces prêtes sans avoir eu à changer le plateau d’impression une seule fois ?

Heureusement, il existe quelques dispositifs sur le marché, la plupart provenant de startups ou de kits DIY: On pense notamment au JobOx, ce kit capable de changer de 8 plateaux compatible avec certains modèles d’imprimantes Prusa et Bambu Lab, développé par la startup allemande du même nom. Il y a aussi le nouvel Ottomat3D d’une startup néo-zélandaise qui fonctionne avec pratiquement toutes les imprimantes FDM (Ottomat3D vient de clore sa campagne Kickstarter et n’a pas encore d’unités disponibles à l’achat). Mentionnons également le Swap Systems (pour Bambu Lab), le kit d’auto-éjection de 3DQu ou l’Autopilot de MatterHackers.

Toutefois, aucun de ces produits n’est issu des fabricants d’imprimantes 3D eux-mêmes. Mais cette tendance est peut-être en train de changer. Voyons comment ce changeur automatique de plateaux d’impression de FlyingBear s’intègre parfaitement à l’imprimante 3D de l’entreprise.

Présentation du FlyingBear APS : un système universel de carrousel à sept plateaux

Ce produit FlyingBear, lancé sur Kickstarter, est conçu pour assurer le fonctionnement continu des imprimantes FDM de bureau sans intervention humaine. L’APS (« Automatic Platform System », environ 328 € en prévente) est pour le moment compatible avec la nouvelle imprimante 3D Ghost7 du fabricant (environ 273 € en prévente). Il éjecte automatiquement les impressions terminées et les échange contre un nouveau plateau, ce qui lui permet de continuer à exécuter des travaux pendant la nuit ou dans le cadre de la production de grande série, sans temps mort.

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Au centre de la plate-forme se trouve un carrousel de sept plaques qui éjecte, remplace et poursuit la file d’attente d’impression de la plate-forme. FlyingBear complète cette fonction avec la surveillance du changement de plateau en temps réel, l’affichage du nombre de plateaux restants et des informations synchronisées sur la progression de l’impression via l’écran de l’imprimante, créant ainsi un flux de travail conçu pour éliminer les temps morts et améliorer le rendement.

La FlyingBear Ghost7 APS éjecte automatiquement le modèle et remplace le plateau, sans intervention manuelle (Source : FlyingBear)

Selon l’entreprise, le concept de l’APS est né d’un mélange de visites de parcs d’imprimantes, d’entretiens avec des concepteurs et de commentaires sur les forums de fabricants. Le propriétaire d’un parc d’imprimantes a raconté avoir passé deux nuits entières avec deux employés pour retirer 20 000 pièces à l’aide de spatules.

L’APS vise trois groupes d’utilisateurs principaux : les parcs d’impression qui souhaitent une fabrication de séries sans supervision, les amateurs qui veulent commencer à imprimer avant d’aller travailler et récupérer les pièces finies après, et les studios de création qui préfèrent un prototypage de nuit sans alarmes ni interruptions manuelles. FlyingBear affirme que l’automatisation des changements de plateaux peut transformer des charges de travail qui dépendaient auparavant d’une attention manuelle constante en processus entièrement automatisés, mieux adaptés à une grande variété et à une fabrication par petits lots.

Il existe des restrictions de compatibilité. Pour l’instant, l’APS ne fonctionne qu’avec la FlyingBear Ghost7 et ne peut être adapté à d’autres marques sans perte de garantie, et l’entreprise dissuade les passionnés de modifier les protocoles pour forcer la compatibilité entre les marques. Les acheteurs peuvent acheter uniquement l’imprimante 3D ou uniquement l’APS (s’ils possèdent déjà un modèle compatible), ou opter pour des configurations combinées.

Avant de vous emballer

Fondée en 2016, la société chinoise FlyingBear propose des imprimantes 3D FDM de bureau abordables, avec un portefeuille plus restreint comprenant des imprimantes à résine, des graveurs laser et des accessoires. Bien qu’il y ait peu de preuves claires d’une disponibilité généralisée au détail en dehors de la Chine, la société affirme avoir expédié plus de 500 000 imprimantes dans le monde entier en neuf ans, un nombre qui, s’il est exact, suggère une expérience significative dans la gestion de la chaîne d’approvisionnement, la production de masse et le service après-vente.

En lançant l’APS sur Kickstarter, FlyingBear présente le dispositif comme une étape vers une fabrication distribuée plus accessible. L’objectif est clair : toucher un public de makers et de petits fabricants confrontés au casse-tête quotidien du changement de plateaux d’impression. Cependant, à l’heure où nous mettons sous presse, les spécifications techniques détaillées manquent encore et la campagne n’a attiré aucun financeur à quelques jours de l’échéance. Alors pourquoi s’intéresser à cette campagne ?

Parce que l’espace FDM de bureau est apparemment déjà à la traîne pour ce qui est de l’adoption d’un changeur automatique de plateaux sérieux et fiable. Les systèmes multi-matériaux évoluent rapidement (presque toutes les grandes marques grand public expérimentent de nouvelles façons de gérer le changement de filaments) mais l’automatisation de la production reste le plus grand défi, en grande partie non résolu. Changer de matériau est une chose. Faire en sorte que les machines impriment en continu, de manière fiable et avec un minimum d’intervention humaine en est une autre. Et c’est précisément là que la véritable course pourrait commencer.

Note de l'éditeur - Cet article présente une campagne de crowdfunding Kickstarter. Kickstarter n'est pas un magasin ; les campagnes n'ont aucune obligation légale de tenir les promesses du crowdfunding, ni d'offrir des remboursements pour les récompenses non obtenues. Pour en savoir plus, lisez notre article 8 Things to Watch for When Backing a 3D Printing Kickstarter.

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À propos de l'auteur:
Carolyn is All3DP’s senior editor and a journalist with 25+ years covering business and technology. Passionate about making tech accessible, her work also appears on Forbes.com.
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