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Modélisation 3D par texte

SelfCAD lance une fonctionnalité d’IA : générez et éditez des modèles 3D depuis votre navigateur

Photo deCarolyn Schwaar
Par Carolyn Schwaar
Actualisé le 27 août 2026

L'Assistant IA expérimental de cette plateforme de CAO sur navigateur génère des assemblages fonctionnels, des maillages organiques et des conceptions basées sur des profils à partir de texte. L'outil prend également en charge l'utilisation d'images comme références.

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SelfCAD, la plateforme de CAO et de modélisation 3D sur navigateur, vient d’ajouter un nouvel Assistant IA à sa boîte à outils. Selon l’entreprise, cette fonctionnalité offre aux utilisateurs une nouvelle façon de transformer des prompts en langage naturel en modèles 3D, sans avoir à tout créer manuellement.

Le nouvel assistant est intégré directement dans l’espace de modélisation existant du logiciel. Actuellement, il propose trois modes de génération distincts : Functional Assembly (assemblage fonctionnel), Organic Model (modèle organique) et Profile (profil). Au lieu de faire passer chaque prompt par le même processus de conversion de texte en 3D, chaque mode est destiné à un type de géométrie et de flux de travail différent. SelfCAD précise que ces fonctionnalités sont expérimentales et continueront d’être mises à jour.

Le mode Functional Assembly est probablement le plus intéressant des trois pour l’impression 3D. S’il est vrai que de nombreux générateurs d’IA peuvent produire un maillage ressemblant à votre description, SelfCAD oriente ce mode vers des conceptions pratiques, basées sur des pièces. Il peut s’agir de supports, d’enceintes, de porte-téléphones, de meubles, de systèmes de fixation ou d’autres objets mécaniques et domestiques.

Contrairement à bon nombre d’assistants de modélisation par IA, SelfCAD ne propose ni essai gratuit ni usage gratuit limité. Il est impossible de voir ce que l’IA propose sans acheter au moins 10 $ (environ 9 €) de crédits. D’ailleurs, le simple fait de visionner le premier brouillon vous en coûtera un.

Pour commencer, une fois que vous avez des crédits, SelfCAD explique qu’il suffit de saisir une description. L’IA propose d’abord un plan de modélisation. Celui-ci inclut les composants qu’elle juge nécessaires pour l’objet, ainsi que leurs dimensions, leur géométrie et leurs relations. Vous pouvez réviser ce plan avant de dépenser davantage de crédits pour générer la géométrie. Il est possible de modifier les dimensions, de supprimer des pièces, d’ajouter des composants ou d’ajuster les connexions. Une fois validés, les éléments individuels sont générés et assemblés en un modèle. Ce dernier peut ensuite être ajouté à la scène SelfCAD classique pour être édité plus en détail.

Cette possibilité de modifier manuellement son modèle pourrait rendre l’approche de SelfCAD plus utile qu’un simple générateur du type « un prompt, un fichier STL ». Le modèle fonctionnel généré reste un fichier sur lequel les utilisateurs peuvent continuer à travailler à l’aide des outils standards de SelfCAD. De plus, le flux de travail de l’IA incite à spécifier les dimensions, les perçages, les rainures, les positions des composants et les relations mécaniques directement dans le prompt. SelfCAD conseille d’ailleurs aux utilisateurs de bien inspecter les dimensions et les caractéristiques importantes, au lieu de supposer que le premier résultat de l’IA est le bon.

Au-delà des simples écrous et boulons

Pour les conceptions moins mécaniques, le mode Organic Model prend en charge les personnages, les animaux, les sculptures, les plantes, les créatures fantastiques et d’autres formes principalement courbes, s’éloignant des fonctions de CAO conventionnelles. Avant de décrire l’objet souhaité, l’utilisateur a le choix entre une génération basée sur des voxels ou sur des nuages de points. Le résultat final est un maillage solide et détaillé qui peut encore être modifié dans SelfCAD.

La troisième option, Profile, s’adresse aux objets plus simples qui se définissent par un contour en 2D. Pensez aux enseignes, plaques, badges, emblèmes, silhouettes et décorations murales. Le prompt peut spécifier le contour, l’épaisseur, le texte ainsi que d’autres détails. Ensuite, SelfCAD se charge de le transformer en un modèle 3D.

Les prompts peuvent contenir jusqu’à 1 000 caractères. Plutôt que de s’appuyer sur de courtes descriptions, SelfCAD recommande de fournir des détails précis. Il peut s’agir des dimensions, des composants, des caractéristiques, de l’orientation et de l’aspect désiré. Les utilisateurs ont également la possibilité de joindre une image de référence pour les flux de travail compatibles. Cela donne à l’IA des informations visuelles supplémentaires sur lesquelles s’appuyer.

Bien entendu, la génération de 3D à partir de texte et d’images n’est pas vraiment une nouveauté. Des outils comme Meshy, Tripo AI, Hi3D, Autodesk et d’autres poussent déjà le concept avec différentes variantes de modélisation 3D conversationnelle ou générative. Ce qui rend l’implémentation de SelfCAD remarquable, c’est qu’elle s’intègre dans un environnement généraliste de modélisation sur navigateur. Elle tente aussi de séparer la génération de style CAO fonctionnelle de la création de maillage organique, plus souvent associée aux outils de conversion de texte en 3D.

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L’IA fonctionne avec un compteur qui tourne

Cette fonctionnalité utilise un système de crédits distinct de votre abonnement à SelfCAD. La plateforme propose un forfait gratuit limité, un abonnement Pro à 14,99 $/mois (environ 13 €) et des offres pour les entreprises. C’est à ce niveau que l’expérimentation peut commencer à chiffrer.

Actuellement, SelfCAD fixe le prix des crédits IA à 1 $ l’unité, avec un achat initial minimum de 10 crédits. Comme la fonctionnalité n’a pas de version d’essai, nous n’avons pas pu la tester. Selon l’entreprise, un assemblage fonctionnel typique de quatre pièces consomme environ cinq crédits, soit à peu près 5 $. Générer la nomenclature de l’assemblage coûte généralement un crédit. La génération de chaque pièce individuelle revient à un demi-crédit. Les modifications et l’assemblage final requièrent chacun environ un crédit.

Sur le papier, la génération organique est nettement moins chère, avec environ un demi-crédit pour un modèle de base. De leur côté, les conceptions de profil démarrent à 0,2 crédit environ. L’édition de l’un ou l’autre consomme également des crédits. SelfCAD insiste sur le fait que ces prix ne sont pas fixes : la consommation réelle varie selon les calculs et la complexité de chaque tâche, et un journal d’utilisation est consultable par l’utilisateur.

En clair, décrire un support à une IA ne signe pas encore l’arrêt de mort de la CAO. Néanmoins, l’intégration de la génération par prompt dans le même espace de travail où la géométrie obtenue peut être inspectée, corrigée et développée est sans doute la direction la plus pertinente pour l’impression 3D.

Reste à savoir si l’IA de SelfCAD parviendra à produire de façon fiable des pièces fonctionnelles dimensionnellement exactes et véritablement imprimables. C’est une autre question qui nécessitera des tests pratiques approfondis. Pour l’instant, cette fonction expérimentale semble sur la bonne voie.

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À propos de l'auteur:
Carolyn is All3DP’s senior editor and a journalist with 25+ years covering business and technology. Passionate about making tech accessible, her work also appears on Forbes.com.
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