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Un chef-d’œuvre de modularité ?

Test de la Snapmaker : meilleure imprimante 3D 3-en-1 petit budget

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by All3DP
Mar 9, 2019

La Snapmaker, l'imprimante 3D super compacte qui fait également office de graveur laser et de fraiseuse CNC, est notre « meilleure imprimante 3D tout-en-un petit budget » pour cet hiver 2018-2019. Lisez notre avis complet pour découvrir pourquoi !

Au lancement de sa campagne Kickstarter, en mars 2017, la Snapmaker n’avait pas manqué de déclencher une vague d’enthousiasme parmi les internautes. Un enthousiasme qui a eu vite fait de se muer en gros chiffres, voire en très gros chiffres.

Pour être plus précis, disons que parmi toutes les campagnes de crowdfunding ayant remporté un certain succès, l’imprimante 3D Snapmaker occupe une position unique : après avoir recueilli 2 277 182 $ de fonds auprès de 5 050 contributeurs, la Snapmaker est en effet aujourd’hui le troisième projet d’impression 3D le plus financé sur Kickstarter.

Créant à sa suite une véritable communauté de fans, qui l’apprécient pour ses fonctionnalités performantes et sa facilité d’utilisation, la Snapmaker constitue une solution abordable pour les makers qui aiment le travail bien fait.

Alors, faut-il croire tout le battage autour de cette petite tout-en-un ? Est-ce vraiment la révolution que l’on décrit, ou un gadget un peu sophistiqué ? Lisez notre article pour le découvrir.

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Snapmaker

Imprimante 3D 3-en-1 Snapmaker : test et avis Caractéristiques

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La Snapmaker repose sur un concept modulaire comprenant trois fonctions distinctes. Cette machine s’adresse avant tout aux makers qui manquent de place dans leur atelier.

Pour commencer, rappelons que la Snapmaker est une imprimante 3D tout en métal, sa structure en aluminium renferme tout le câblage et les composants, à l’exception de quelques câbles bien ordonnés.

Mais le vrai atout de cette machine, c’est que le changement entre les trois différentes têtes se fait directement sur le rail de l’axe X, que ce soit pour l’impression 3D, la gravure laser ou bien le fraisage CNC.

Côté chiffres, le module d’impression 3D par dépôt de fil fondu (FDM) est compatible avec les bobines standards de filament 1,75 mm, et le plateau chauffant peut atteindre les 80 °C. Quant au volume d’impression, qui affiche un petit 125 x 125 x 125 mm, il ne permet que des créations plutôt limitées en taille.

Soulignons par ailleurs la facilité d’utilisation de l’imprimante 3D Snapmaker, l’un des atouts mis en avant par le fabricant, notamment grâce à son écran LCD tactile qui permet de contrôler vos opérations. La machine est également facile à assembler et est livrée avec le logiciel propriétaire de la marque, Snapmaker3D.

La tête de gravure laser possède un faisceau de 200 mW qui vous permettra de travailler le bois, le cuir et autres matériaux du même type. Enfin, la vitesse de rotation de la tête de fraisage CNC varie entre 2 000 et 7 000 tr/min.

Imprimante 3D 3-en-1 Snapmaker : test et avis Verdict

Avantages

  • Ultra solide
  • Évoque le haut de gamme
  • Transition aisée entre les différentes fonctionnalités
  • Paramétrage par défaut du module d’impression 3D supérieur à nos attentes
  • Interface utilisateur efficace et réactive grâce à l’écran tactile mobile

Inconvénients

  • Volume d’impression très modeste
  • Logiciel à améliorer
  • Tournevis fourni laissant à désirer
  • Quelques erreurs d’étiquetage qui peuvent prêter à confusion
  • Aucun contrôle sur la vitesse de rotation de la broche CNC

Assurant un travail formidable à travers les trois fonctions qu’elle propose, l’imprimante 3D Snapmaker est l’outil rêvé des makers pour les accompagner dans tous leurs projets (à condition qu’ils soient de petite taille). Il existe bien sûr des outils vendus séparément qui vous coûteront moins cher que les 799 € de la Snapmaker, mais, pour ce prix-là, nous vous mettons au défi d’en trouver un seul qui allie aussi bien impression 3D, gravure laser et fraisage CNC.

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Snapmaker

Imprimante 3D 3-en-1 Snapmaker : test et avis Unboxing

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Nous avons eu le plaisir (et parfois la souffrance) de déballer un bon nombre d’imprimantes 3D de bureau dans notre atelier. La plupart d’entre elles sont livrées dans une boîte en carton classique. Certaines nous arrivent même dans une caisse en bois.

Et toutes, sans exception, sont enfouies sous une montagne de billes de polystyrène contre lesquelles nous devons immanquablement nous débattre.

Ainsi, lorsque la Snapmaker a atterri sur notre établi dans un rassurant bruit sourd, notre première impression n’en a été que meilleure. L’imprimante 3D est emballée dans une sorte de mallette compacte agrémentée d’une petite poignée. Certes, ça reste une boîte en carton, mais ce type d’emballage rappelle plus celui d’une console de jeux ou d’un nouvel ordinateur portable.

Une fois la boîte ouverte, la bonne impression se poursuit. Tous les composants de la Snapmaker sont rangés en deux piles et maintenus en place grâce à des plaques de mousse noires.

Imprimante 3D Snapmaker

Vous avez bien lu, l’imprimante 3D Snapmaker est livrée en pièces et doit être assemblée. Dans le cas contraire, impossible de proposer un emballage aussi compact. Mais rassurez-vous, son assemblage est un jeu d’enfant, comme nous le verrons un peu plus loin.

Alors, qu’est-ce qu’il y a dans ce paquet ? En plus de l’habituelle note de remerciement et des instructions de démarrage rapide (mais pas de bonbons Haribo, malheureusement), vous trouverez trois modules linéaires, une plaque pour la base de la machine, un plateau chauffant et sa feuille en PEI, un support pour l’écran, l’écran tactile en lui-même, un porte-bobine, un bloc d’alimentation et un boîtier de contrôle.

Sont également inclus un kit d’outils, les câbles et les vis, les pieds en caoutchouc, des autocollants et les trois têtes (en forme de cube) qui assurent impression 3D, gravure laser et usinage CNC. La boîte comprend aussi un plateau d’impression et une feuille en PEI supplémentaires, une clé USB vierge, une bobine de filament, quelques pièces de bois à graver et une paire de lunettes de protection.

Nous sommes heureux de confirmer qu’il ne manquait rien dans le colis à sa réception. Par contre, nous avons été surpris de constater que la clé USB livrée avec la Snapmaker ne contenait aucun logiciel de découpe ni de modèles à imprimer. Et les autocollants aux citations vaguement motivantes ne font pas le poids contre des nounours.

Imprimante 3D Snapmaker

Imprimante 3D 3-en-1 Snapmaker : test et avis Assemblage

On oublierait presque d’évoquer l’assemblage ! Parce que l’autre agréable surprise de l’imprimante 3D Snapmaker, c’est sa facilité de montage. Avec des instructions aussi claires qu’un manuel de montage IKEA (et ce n’est pas ironique), cette étape vous prendra en tout et pour tout 25 minutes, grand maximum.

Comment est-ce possible ? Le secret réside dans le trio de modules linéaires qui constituent en fait la structure de l’imprimante. Ils sont identiques à tous égards, avec les mêmes raccords, dimensions et trous de vis, et contiennent le câblage, les rails, les roulements et les moteurs nécessaires pour le fonctionnement de chaque axe.

Il ne s’agit donc pas à proprement parler d’une imprimante 3D en kit à monter soi-même, mais plutôt d’une machine pré-assemblée dont il revient à l’utilisateur final de fixer les dernières vis.

À bien des égards, l’imprimante 3D Snapmaker est très similaire à la Trinus, une autre réussite de Kickstarter, notamment en ce qui concerne le concept et le fonctionnement. Mais contrairement à la Trinus, la Snapmaker utilise trois modules de rails linéaires au lieu de quatre, peut-être dans l’idée de réduire les coûts. Reste à savoir si ce design affecte ou non la qualité opérationnelle de la machine.

Imprimante 3D Snapmaker

Donc oui, en seulement dix étapes nous avions assemblé notre Snapmaker et étions prêts à passer aux choses sérieuses. Et, encore une fois, sans ironie, nous nous sommes bien amusés. À aucun moment nous n’avons buté sur des instructions obscures ou pouvant porter à confusion, mais notons tout de même deux petites remarques.

Tout d’abord, le tournevis fourni avec l’imprimante est épouvantable. Il n’a pas arrêté de se désagréger entre nos doigts, et le temps d’assemblage aurait pu être largement écourté si nous l’avions abandonné au profit de nos propres bonnes vieilles clés Allen.

Deuxièmement, nous avons constaté une étrange erreur d’étiquetage sur le boîtier de contrôle, ou, comme nous aimons à l’appeler, le cerveau de la Snapmaker. Les inscriptions ne correspondent pas aux bons périphériques. Petit détail, mais pas des moindres, car il peut vous amener à vous y reprendre à deux fois lors du raccord des différents éléments.

Malgré ces problèmes, le résultat final donne une imprimante 3D de bureau solide, robuste et compacte. Exactement comme promis dans la campagne de lancement. Mais nous ne nous sommes pas arrêtés en si bon chemin, et avons poursuivi avec le calibrage et deux tests d’impression afin de nous assurer que tout fonctionne correctement.

Imprimante 3D Snapmaker

Imprimante 3D 3-en-1 Snapmaker : test et avis Calibrage

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Avant de pouvoir utiliser l’imprimante 3D Snapmaker, il vous faudra d’abord passer par quelques étapes supplémentaires. La première consiste à calibrer le plateau chauffant à l’aide des commandes de l’écran tactile.

C’est une procédure relativement simple, qui allie réglages manuels et déplacement du module sur les axes verticaux via l’écran de contrôle. En soi, ce n’est pas une mauvaise méthode, mais elle n’est pas non plus aussi recherchée que ce que l’on a déjà pu observer sur d’autres imprimantes.

Deuxième étape, le chargement du filament, un procédé qui éveille en nous quelques inquiétudes. Charger le filament dans l’extrudeur à entraînement direct ne pose pas de problème particulier, mais comme il s’agit d’un boîtier fermé, disons que nous n’avons pas tellement hâte de devoir l’ouvrir en cas d’obstruction du filament.

De plus, la position du porte-bobine à l’arrière de la Snapmaker semble contre-intuitive : nous craignons que le filament ne s’emmêle dans les câbles d’alimentation au cours de l’impression.

Imprimante 3D 3-en-1 Snapmaker : test et avis Multifonctions, multiplaisirs ?

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Le passage d’un module à l’autre sur cette mini-machine renforce le sentiment d’avoir affaire à un produit haut de gamme. Leur poids et leur solidité dégagent une certaine impression de qualité, d’autant plus agréable lorsqu’on l’associe à la simplicité du processus nécessaire pour passer d’une tête à l’autre.

Pour passer de l’impression 3D à la gravure laser, par exemple, il suffit de dévisser quatre vis hexagonales sur la plaque de base du module et de débrancher le câble RJ45. On range ensuite la tête d’impression en vue d’une utilisation ultérieure, puis on refait tout dans l’autre sens : on rebranche le câble et on revisse les vis pour fixer le laser. C’est tout.

Il en va de même pour la tête de fraisage CNC. Chacun de ces outils s’intègre dans une seule et même logique, plutôt que de constituer des éléments disparates qui auraient été rassemblés de manière incohérente.

Une étape supplémentaire est nécessaire pour la transition entre la tête d’impression et les modules laser et CNC : il faut en effet aussi remplacer le plateau chauffant par la plaque de gravure/fraisage. Encore une fois, il suffit de dévisser, débrancher, revisser, rebrancher, et c’est bon.

Il convient de noter ici qu’aucune planche de découpe n’est fournie avec la Snapmaker. Pour vos travaux de fraisage, vous devrez donc vous en procurer un vous-même pour protéger la plaque métallique de la machine.

Imprimante 3D 3-en-1 Snapmaker : test et avis Impression 3D

Image of Imprimante 3D 3-en-1 Snapmaker : test et avis: Impression 3D

Pour nos tests d’impression, nous avons choisi de commencer par l’indéfectible 3DBenchy. Nous en avons en fait imprimé deux, préparés à l’aide de Snapmaker3D, le logiciel de découpe propriétaire de l’imprimante. L’entreprise propose aussi une autre alternative, le logiciel tout-en-un Snapmakerjs, qui permet de préparer les travaux d’impression 3D, de gravure laser et de fraisage CNC.

La découpe des modèles 3D est assurée par Cura, intégré au logiciel de Snapmaker. On dit également que l’imprimante 3D Snapmaker fonctionnerait bien avec la version standard de Cura, Slic3r, ou des solutions payantes, comme Simplify3D.

Quoi qu’il en soit, le logiciel et le filament fournis par défaut se sont révélés suffisants pour nos tests préliminaires. Ces modèles ont été imprimés à 150 microns avec un remplissage (infill) réglé à 20 % et leur impression a pris environ 2 heures et demie, pour l’un comme pour l’autre.

Lorsqu’elle est en fonctionnement, l’imprimante 3D Snapmaker est particulièrement bruyante. Son niveau sonore est si élevé qu’il est impossible de travailler tranquillement si cet engin est posé à côté de votre bureau.

Pour autant, il faut avouer que les résultats sont assez impressionnants. Les détails sont fins et impeccables, à tel point que l’on pourrait presque lire le nom du 3DBenchy à l’arrière du bateau.

Seule anomalie à signaler : l’avant du bateau est bizarrement courbé. Cela est peut-être dû à un plateau chauffant trop chauffé, justement, mais ce problème n’est plus apparu depuis.

Imprimante 3D Snapmaker

Imprimante 3D 3-en-1 Snapmaker : test et avis Gravure laser

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Intervertir les trois modules de la Snapmaker est aussi simple que de changer le sac de votre aspirateur. Il faut d’abord dévisser les quatre vis hexagonales puis débrancher le câble. On fixe ensuite le module laser à l’aide de ces quatre mêmes vis, puis on branche le câble RJ45 relié au module. C’est enfantin. Faites-nous confiance là-dessus : nous sommes nous-mêmes de grands enfants.

La dernière étape consiste à remplacer le plateau chauffant par la plateforme de gravure. Il suffit pour cela de desserrer les quatre vis du dessous. Comptez environ une minute pour passer de l’imprimante 3D au graveur laser, avec quelques secondes de plus ou de moins selon la dextérité de vos doigts.

Pour calibrer le module laser, vous devrez déterminer le point d’origine du laser, un procédé assez flexible qui utilise à la fois la hauteur Z de la machine et un anneau de focalisation pour s’adapter à une large gamme d’épaisseurs de matériau.

Les modules laser et CNC ne disposent pas d’interrupteurs de fin de course, ce qui vous oblige à régler le point d’origine à chaque utilisation. Grâce au logiciel Snapmakerjs et au superbe écran tactile (et mobile !) de la Snapmaker, vous pouvez déplacer facilement le module vers le point d’origine voulu puis verrouiller les coordonnées en un clic.

Notre avis sur la Snapmaker

En ce qui concerne les fonctionnalités du module laser, vous disposez de quatre options de gravure : noir et blanc, niveaux de gris, vecteur et texte. Cette dernière est une simple fonction de génération de texte, qui vous permet d’effectuer des gravures rapides directement à partir de Snapmakerjs. Et ça marche.

Vous ne trouverez pas, parmi la documentation fournie avec l’imprimante ou les informations disponibles en ligne, d’explications précisant dans quels cas utiliser telle ou telle option. Pour nous, il est néanmoins clair que le noir et blanc et les niveaux de gris fonctionnent avec les formats de fichiers standards, comme les JPG, afin de reproduire des dessins ou des dégradés détaillés. La fonction vecteur est quant à elle compatible avec les SVG, vraisemblablement pour les travaux de mise à l’échelle sans perte de détails.

Pour obtenir les meilleurs résultats possibles avec votre Snapmaker, nous vous conseillons de prendre le temps de réaliser des gravures d’essai afin de trouver les bons réglages de vitesse et de puissance du laser.

Imprimante 3D 3-en-1 Snapmaker : test et avis Fraisage CNC

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Comme nous l’évoquions plus haut dans la section multifonctions, la préparation de la machine pour le fraisage CNC est un jeu d’enfant. La Snapmaker se démarque vraiment par sa qualité et son interaction entre les différentes fonctions qu’elle propose.

Pour autant, à ce stade de notre article, il convient de rappeler que nous nous spécialisons principalement dans l’impression 3D. Le fraisage CNC n’est pas tellement notre point fort, c’est pourquoi nous avons abordé cette évaluation en nous mettant à la place d’une personne qui s’y connait en impression 3D et qui souhaite explorer les fonctionnalités supplémentaires qu’offre la Snapmaker.

Notre avis sur la Snapmaker

En pratique, à l’instar de la gravure laser, les procédures liées à l’usinage CNC sont foncièrement différentes de celles associées à l’impression 3D, il est donc facile de s’emmêler les pinceaux. Il faut dire que Snapmakerjs, le logiciel fourni avec la Snapmaker, n’aide pas beaucoup. On est rapidement déstabilisés par le décalage entre les trois fonctions de la machine et les différentes étapes à parcourir pour les faire fonctionner. Cette difficulté s’ajoute, du moins à nos yeux, au changement de perspective qu’il faut déjà adopter pour se livrer à la « pure » CNC, que ce soit pour la gravure laser ou le fraisage.

Pour sa défense, rappelons tout de même que la fonctionnalité de gravure CNC du logiciel fourni avec la Snapmaker est toujours dans sa version alpha. À ce titre, on l’excuse pour les erreurs et les bugs pouvant être rencontrés à l’utilisation. Pour autant, la méthode alternative suggérée par le fabricant pour générer le G-code repose sur un processus complexe impliquant également le logiciel Fusion 360 d’Autodesk. Ce n’est pas une mauvaise chose en soi, mais cela impose tout de même un changement radical par rapport à la relative simplicité de Snapmakerjs.

Si le fabricant voulait bien proposer une alternative plus commode, le temps de perfectionner son programme, cela permettrait de rendre la Snapmaker plus accessible aux vrais débutants.

Notre avis sur la Snapmaker

Pour le reste, le fraisage CNC fonctionne exactement comme on peut l’espérer. Les mèches de fraisage et de sculpture fournies taillent avec entrain dans le bois et l’acrylique, et même dans la fibre de carbone, si vous faites bien attention à la vitesse de rotation. La Snapmaker est livrée avec un assortiment d’échantillons de matériaux.

Snapmakerjs ne vous permet pas de préparer vos modèles 3D pour le fraisage, car le logiciel n’accepte que les fichiers SVG pour la génération de G-Code. Il reste toutefois tout à fait possible de sculpter des pièces complexes en 2,5 D, à condition de préparer le G-Code en dehors de l’écosystème Snapmaker. Vous pouvez également biaiser pour créer un effet 2,5 D en superposant plusieurs coupes ensemble.

Quoi qu’il en soit, la Snapmaker, dans l’intégralité de ses fonctions, n’est pas aussi accessible pour les débutants que son emballage stylé et son assemblage facile laissent à penser. Il s’agit bien d’un outil fait pour la productivité, orienté vers la fabrication multifonctionnelle.

Imprimante 3D 3-en-1 Snapmaker : test et avis Alors, elle vaut le coup ?

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La Snapmaker est selon nous une petite machine géniale et performante. Sa qualité d’impression est remarquable, même sans réglages préalables particuliers. Le logiciel Snapmakerjs permet quant à lui de passer rapidement et sans difficulté de l’impression 3D à la gravure laser et au fraisage 3D, même si le système reste encore à améliorer. Une harmonisation entre certains éléments de l’interface utilisateur et un meilleur relais de l’information seraient les bienvenus, autant pour le logiciel que dans la documentation fournie par Snapmaker. Mais dans l’ensemble, l’utilisation du logiciel en lien avec la machine reste une expérience positive.

Une fois déballée, la Snapmaker est opérationnelle en quelques tours de vis, et le passage d’une fonction à l’autre est aussi simple que de compter jusqu’à quatre (quatre vis, on entend, voire huit, pour passer du module impression 3D au fraisage ou au laser).

Néanmoins, le volume de travail de la Snapmaker nous laisse tout de même sur notre faim. Face à une machine au potentiel si prometteur, on ne peut que déchanter légèrement en réalisant qu’il faudra se contenter de travailler avec une petite centaine de millimètres. Pour certains, cela fera probablement l’affaire. Mais cette limite de taille peut s’avérer frustrante, surtout si, comme nous, on aborde la machine sans idée de projet particulier derrière la tête.

C’est notre problème, bien sûr, mais on entend aussi par là que tout bricoleur souhaitant également utiliser la Snapmaker pour s’amuser un peu et sans but précis trouvera certainement cette limitation tout aussi frustrante.

Mais si vous connaissez déjà vos besoins et que vous gardez à l’esprit les modestes dimensions de la Snapmaker, cette petite boîte à malices complètera à merveille votre atelier si vous manquez de place ou que vous recherchez une machine polyvalente pour certaines applications particulières. Il existe, dans leurs catégories, de meilleures machines pour l’impression 3D, la gravure laser et l’usinage CNC et disponibles pour moins de 799 €. Mais très peu, voire aucune, ne proposent les trois fonctions pour ce prix-là.

Imprimante 3D 3-en-1 Snapmaker : test et avis Fiche technique

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Impression 3D

  • Plateau chauffant : jusqu’à 80 °C
  • Résolution de couche : 50 à 300 microns
  • Volume d’impression : 125 x 125 x 125 mm
  • Matériaux compatibles : PLA non propriétaire en 1,75 mm, ABS, etc.

Gravure laser

  • Surface de travail : 125 x 125 x 125 mm
  • Puissance du laser : 200 mW
  • Formats de fichiers : SVG, JPEG, PNG, etc.
  • Matériaux compatibles : bois, bambou, cuir, plastique, tissu, papier, acrylique non transparent, etc.

Fraisage CNC

  • Surface de travail : 90 x 90 x 50 mm
  • Diamètre de la tige : 3,175 mm
  • Formats de fichiers* : SVG, STEP, IGES, IGS, DWG, DXF, etc.
  • Matériaux compatibles : bois, acrylique, circuit imprimé, feuille en fibre de carbone, etc.

*Pour utiliser ces formats avec la Snapmaker, il faudra recourir à un logiciel tiers, comme Autodesk Fusion 360.

Imprimante 3D 3-en-1 Snapmaker : test et avis Où acheter cette machine tout-en-un ?

L’imprimante 3D Snapmaker est disponible chez les revendeurs mentionnés ci-dessous.

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License: The text of "Test de la Snapmaker : meilleure imprimante 3D 3-en-1 petit budget" by All3DP is licensed under a Creative Commons Attribution 4.0 International License.

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